12.01.2009

L'amour universel

L’amour universel n’étant point dans la nature humaine, cessons-là tout de suite ces billevesées je vous prie. Car comme chacun sait, depuis la nuit des temps, les hommes tout comme les femmes aiment à se quereller voir à guerroyer pour prendre le pouvoir. Nulle place ici pour l’amour si ce n’est l’amour de la possession - bien présent celui-là -, seul amour universel partagé par la race humaine, et ce, de part le monde, et depuis des siècles je le répète.

Non, je vous le dis, quoique vos paroles soient douces à mon oreille, je ne suis pas de celles qui offrent leur corps au premier venu.

Ces hommages dont vous parlez ne peuvent prêter à conséquence pensez-vous, si ce n’est de la jouissance du corps et de l’esprit ! mais c’est hélas là toute l’erreur. Ils me sont très dommageables au contraire, car je ne pourrais plus de mon côté demander cette fidélité nécessaire à mon équilibre, cette fidélité que j’attends de mon amant.

Comment me regarder dans un miroir si j’ose franchir cette limite !? Limite que je ne supporterais pas de voir franchir par celui qui fait battre mon cœur.

Il faut être réaliste, les appels de la chair, les désirs inassouvis, les braises ardentes cachées au fond de nous, sont parfois bien plus délicieux que les feux de paille étalés tout le long du chemin. Ils sont le garant d’une explosion bien plus forte encore au moment des retrouvailles.

En cas de déception, ou d’abandon, ou encore de rejet, alors la place devient libre pour un nouvel amour, c’est la seule course que fait courir l’amour universel.