19.04.2009
Vie rêvée
Passé un certain âge, les gens en seraient-ils tous à penser qu'il vaut mieux continuer de rêver au lieu de chercher à agir ? au lieu de concrétiser des relations qui au départ étaient rêvées ?
Sont-ils donc tous si déçu de la vie que seul le rêve leur semble acceptable ? On ne prend plus le risque de perdre un beau rêve, surtout pas. Surtout plus jamais ça. Trop dur à retrouver. Trop pénible à recréer. Trop inexistante... la "belle" réalité d'une relation.
Où est donc passé le goût de l'autre ? le goût de la découverte ? de l'aventure ? le goût d'aimer les gens ? Juste par essence, suivant l'air du temps qui passe ? Le réel étant jugé trop violent, trop brutal, trop décevant. Peur de vivre, quand tu nous prends. La paix du troisième ou du quatrième âge ?
Ou, est-ce cela ce que l'on nomme l'expérience ? cette vision là de la vie. Ne plus croire en rien en dehors du rêve qui ne déçoit jamais tant que l'on n'en dépasse pas les frontières.
Ou est-ce seulement là, l'expérience de ceux qui se sont senti trop fragilisés au cours de leur existence ? Faible, si faible équilibre trouvé avec le temps... Ou ceci, est-ce la vision d'une "jeunette" refusant de voir cette réalité là ?
Mais alors, comment dire, comment montrer aux jeunes générations toute la fougue nécessaire pour vivre pleinement une existence, pour la crier, la hurler, la sentir couler le long de notre corps, le long de notre échine, le long de nos larmes, de nos cris, de nos hurlements de joie comme de frayeur, de nos sentiments, de nous, tout simplement, si passé un certain âge on ne vit plus qu'en sommeil, en songe éveillé, en sourdine ? Quels modèles sommes-nous si c'est là tout ce que nous pouvons leur montrer ?
Comme si d'un seul coup, passé un certain cap, un âge fatidique, on ne devait plus vivre mais seulement survivre. La vie pleine et entière étant l'apanage des plus jeunes.
16:30 Ecrit par Claire Ogie dans Attention ça fume ! | Lien permanent | Envoyer cette note
18.04.2009
L'anti Mimeosaurus femelle
La particularité du caméléon c'est de savoir se fondre dans la masse, de savoir passer inaperçu. Juliette était tout sauf une digne héritière des caméléons, ou tout du moins de leur don de camouflage, de leur auto protection proclamée, qui faisait d'ailleurs qu'ils étaient admirés de tous pour leur aptitude à la survit. Alors, une casse cou la Juliette ? Une forcenée du risque ? Une aventurière qui s'ignore ? Une provocatrice née ?
Lorsqu'elle rencontrait des personnes d'un certain niveau intellectuel, elle se mettait à leur parler crûment, presque pour choquer, pour dénoter, enfin c'est l'impression qu'elle pouvait donner. Et pourtant elle ne le faisait pas exprès ! Elle agissait ainsi inconsciemment, mais elle s'en apercevait toujours après. Et à chaque fois, elle se détestait pour ça. Si elle avait pu, elle se serait donné des claques ! Oui mais les claques, Juliette, elle n'aimait pas ça. Alors elle ruminait dans son coin, sur son bête comportement d'animal même pas capable de passer inaperçu.
Lorsqu'elle rencontrait des personnes sans grande culture, elle faisait très exactement le contraire, elle s'exprimait alors de façon soutenu. Ce n'était plus un décalage, c'était un gouffre, un précipice qui s'ouvrait grand devant elle à chaque rencontre qu'elle faisait.
Mais sois-toi même ma fille ! se répétait-elle inlassablement. Oui mais, et si parler ainsi était justement sa particularité à elle ? Et si sa façon de faire le caméléon inversé, l'anti Mimeosaurus femelle, était sa manière d'exister devant les autres ? De ne surtout pas rester transparente, de ne surtout pas disparaître dans le décor.
Hey ! hey ! tu m'as vu là ? tu m'as bien vu ?!
Juliette voulait qu'on la remarque, il n'y avait plus aucun doute là-dessus.
Faire le caméléon, non mais franchement, comment pourrait-elle montrer ses nombreux talents si elle se fondait dans le paysage !? Impossible. Et comme le mot impossible ne faisait pas partie du vocabulaire de Juliette...
14:00 Ecrit par Claire Ogie dans Ebauche de portrait | Lien permanent | Envoyer cette note
05.04.2009
Il y a ménage et ménage...
"T'es même pas de mon ménage d'abord !! c'est vrai ça, juste celui qui ne ménage pas sa peine dès qu'il est question de toi."
08:02 Ecrit par Claire Ogie dans En vrac | Lien permanent | Envoyer cette note
Ménager ses efforts
Ménager ses efforts, définition : Manager au mieux ce qui est en rupture de stock.
07:51 Ecrit par Claire Ogie dans Le dico des lucioles | Lien permanent | Envoyer cette note
Ménage en déperdition
Tout fout le camp ! trop de sur-menage...
07:42 Ecrit par Claire Ogie dans En vrac | Lien permanent | Envoyer cette note
Hisse et haut
Il n'en mène pas large, son ménage part à vau-l'eau.
07:38 Ecrit par Claire Ogie dans En vrac | Lien permanent | Envoyer cette note
Scène de ménage
Son ménage prenait l'eau, ça déménageait à tous les étages !
07:35 Ecrit par Claire Ogie dans En vrac | Lien permanent | Envoyer cette note
04.04.2009
Inexistant
"C'est rare un écrivain...qui ne triche pas"
"ce n'est pas rare, ça n'existe pas et ça ne peut pas exister (dans le meilleur des cas, ça existe sans exister, et encore, c'est bien pour vous faire plaisir)"
??? ... ça doit être pour ça que je n'existe pas alors ...
07:59 Ecrit par Claire Ogie dans En vrac | Lien permanent | Envoyer cette note



